Nos quatre corps

Crédit : maison plexus

En naturopathie, nous reconnaissons que l’être humain est constitué de quatre grands corps : 

* Le corps physique, correspondant au monde minéral
* Le corps vital, correspondant au monde végétal
* Le corps mental, correspondant au monde animal
* Le corps spirituel, correspondant au monde humain


Chacun de ces corps influence le développement des autres. L’amélioration ou la dégradation d’un des corps se répercute sur l’ensemble. D’où l’importance d’une bonne hygiène de vie et de la médecine préventive dite « holistique » pour garder ces quatre corps en bel état et pleins de vitalité.

Une personne qui travaille son mental, son état émotionnel et sa spiritualité, mais qui ne maintient pas son corps physique en bon état avec une forte vitalité, restera à priori dans un état artificiel d’être, elle ne sera jamais complétement incarnée.

A contrario, une personne prenant soin de ses corps physique et vital en délaissant la gestion de son mental et de son lien au sacré ne pourra, à priori là encore, expérimenter la joie. Joie qui, d’après Pierre Lefèbvre (docteur en pharmacie et naturopathe), ne s’expérimente que si les quatre corps sont en bon état, bien alignés.

C’est à partir de ce constat et dans le contexte d’un nouveau confinement que j’ai voulu faire l’expérience d’un jeûne, une véritable parenthèse où il m’a fallu de la concentration et une bonne dose de détermination.

Alors pourquoi se priver de ce qui nous reste alors que nous sommes privés de tant de choses à l’extérieur me direz-vous ? Je ne sais pas trop pourquoi, mais c’était comme si j’avais justement réussi à combler un vide et à me nourrir spirituellement en me tournant vers mon corps et surtout mon mental.

Pour vivre cette expérience en toute sécurité, j’ai décidé de me faire accompagner par une amie naturopathe, Clémentine Willot. Quand on pense au jêune, on pense tout de suite à la privation de la nourriture, qui certes est bien présente à un moment donné mais j’aimerais aussi insister sur toutes les étapes d’un jeûne. En effet, le jeûne est constitué de 3 grandes étapes toutes plus importantes les unes que les autres, à savoir :

1 temps de descente alimentaire

1 temps de jeûne

1 temps de reprise alimentaire

Le jeûne peut être vécu comme une réponse à nos troubles et au mal-être. Il nous nettoie, nous élève, nous reconnecte à la vie et à la nature. Il désencrasse, chasse les toxines, les produits chimiques, les mucus et les parasites nuisibles, il allège le mental, chasse les colères et favorise un meilleur équilibre émotionnel.

Pour trouver ou retrouver le chemin de l’équilibre, demandons-nous régulièrement si les contraintes que nous nous imposons correspondent à nos besoins essentiels. Ralentissons nos activités, coupons-nous de toutes les sollicitations futiles qui nous épuisent. Apprenons aussi à gouter pleinement les instants de joie, le moment présent, pour ne pas être dans une attente perpétuelle « d’un meilleur moment ». Les bouddhistes par exemple, enseignent comment aménager notre intérieur grâce à la méditation de pleine conscience. Entrainons-nous à cultiver l’estime de soi, la pensée positive et protégeons-nous du sentiment d’impuissance, particulièrement stressant pour l’organisme. Cela étant dit, je vous avoue que durant mon jeûne, je n’ai pas toujours réussi à garder ce recul !

Revenons à nos 4 corps. Si l’on en croit cette définition, nos 4 corps s’influencent et ne sont qu’un : physique, énergétique, mental et spirituel.

Agir sur le corps physique n’est donc pas suffisant pour rester en bonne santé durablement. Sans vitalité, au fond, rien n’est possible ! Nous savons également, à force de redite, l’importance de l’équilibre mental et émotionnel sur la santé physique. Les stress prolongés, les chocs psychologiques, les sentiments de colère, etc, sont autant de sources qui mènent durablement à des pathologies mentales. Ce qui ne s’exprime pas s’imprime dans le corps.

Et puis, il y a notre inconscient, qui possède son propre mode de fonctionnement et réagit de façon autonome et primitive, sans faire le tri.

Pour en revenir au jeûne, cette technique physiologique permet un nettoyage de tous les corps, physique, énergétique, mental et spirituel. Il travaille sur tous les plans. Dans des lieux énergétiques, il arrive même de parler de jeûne initiatique tellement il permet le passage à autre chose, comme une page que l’on tourne. Les idées confuses deviennent claires, nous réhabitons notre corps, prenons du recul vis-à-vis de l’agitation mentale et émotionnelle, perdons nos dépendances à l’alimentation et retrouvons ainsi une certaine autonomie, un certain équilibre.

Alors loin de moi l’idée de vous faire l’apologie du jeûne et de vous dire que tout est beau tout est rose. Je souhaitais simplement vous partager certaines choses lues et apprises pendant cette parenthèse.

Si je reviens à mon expérience et à ma vision des choses, je peux dire que ce moment m’a permis d’intégrer l’importance de manger en conscience, en utilisant ses sens.  

Je suis en effet de ceux qui ne prennent d’habitude pas plus de 10 minutes pour manger, et qui digère, pour le coup, souvent mal mes repas. Mais tout cela va évidemment plus loin et parfois j’en viens à faire des parallèles avec la vie en général.

Digérer les aliments ou mal les digérer, peut plus largement me faire penser à ma difficulté parfois à digérer les situations ou certaines choses. Je suis plutôt du genre « fonceuse » et j’englouti les informations qui m’arrivent « tout cru ». Alors forcément, prendre le temps et aller à contre-courant de mes habitudes, n’a pas été simple à gérer. Tout comme de sentir des odeurs de bouffe pas très loin de moi, voir des publicités sur de la nourriture etc.. J’ai même rêvé de gâteau à la crème et de kebab !

Alors non, cela n’a pas été simple de faire cette pause, et parfois le contexte anxiogène du moment m’a rattrapé. En tout cas une chose est sure, j’ai pris énormément de plaisir à aller me balader et voir de la nature, à rester en pyjama toute la journée, à lire et quitter (un peu) mon écran de portable et mes questionnements quotidiens. Je sens aujourd’hui que j’ai fait du bien à mon corps et que contre toute attente et supposition, je lui ai rendu un sacré service, aussi bien mentalement que physiquement.

Source : « Le miracle du jêune », Pierre Lefebvre et Anne Claire Meret, First Editions

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